samedi 24 mai 2008

Hillary, stop now !

A la veille de la fête des mères, Hillary Clinton a franchi, avec "bravitude", le mur du çon. Merci pour elles!
Le 23 mai, à Sioux Falls, au cours de cette interview accordée à la rédaction du Argus Leader, Big Sister a justifié son maintien dans la course à l'investiture par l'éventualité d'un assassinat de son rival démocrate. Elle en a même fixé le moment opportun, en évoquant l'assassinat de Robert Kennedy, qui eut lieu au mois de juin...1968. Intervenant quelques jours après l'accident cardiaque dont a été victime Ted Kennedy, cette nouvelle "sortie" de Hillary en dit long sur son élégance naturelle et sa soif névrotique de pouvoir.
Michael Goodwin, chroniqueur du Daily News de New York, estime ici quHillary Clinton n’a plus aucune chance de faire partie du ticket démocrate à la suite de sa déclaration :
"Elle nous a montré la radiographie d’une âme noire, consommée par une ambition tellement crue que l’assassinat éventuel d’un adversaire devient une stratégie possible. Sinon, pourquoi songerait-elle au meurtre?"
Libby Copeland, du Washington Post, s’étonne ici qu’une politicienne disciplinée comme la sénatrice de New York commette une telle erreur. Un extrait :
"Clinton a brisé un double tabou en parlant d’Obama parce que, depuis qu’il s’est lancé dans la course, certains de ses partisans ont dit craindre qu’en raison de sa race il soit plus ciblé que les autres prétendants à la présidence. Obama a reçu la protection des Services secrets il y a un an déjà. Ne pas se rendre compte que ses paroles ont prise sur une peur monumentale ressentie par une partie de l’électorat — celle quObama puisse être tué à cause de sa race — constitue une erreur inhabituelle pour une présidentiable sérieuse et fortement disciplinée."
On pourra mesurer l'indignation qui a saisi les démocrates américains en prenant connaissance, ici même, de la réaction de Keith Olbermann, laquelle se passe, véritablement, de tout commentaire.
God bless You and God bless Obama

East Saint Louis : apocalypse now

Un reportage publié par rue89